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11-04-2006 |
Le projet de loi sur la gestion des déchets radioactifs devant l'Assemblée. |
Les députés examinent depuis jeudi, et jusqu'au 13 avril, le projet de loi relatif à la gestion des déchets nucléaires. Un inventaire, mené en 2004, des sites de stockage en service annonce plus d'un million de m3 de déchets nucléaires en France, 85 % sont stockés en surface dans les départements de la Manche et de l'Aube. Les 15 % restant, qui concentrent 99,9 % de la radioactivité selon le ministère de l'Industrie, sont également entreposés dans des installations de surface à La Hague (Manche), Marcoule (Gard) et Cadarache (Bouches-du-Rhône), mais ces sites n'ont pas été conçues pour stocker définitivement ces déchets qui, en volume, correspondent à une dizaine de piscines olympiques.
Le projet de loi préconise la solution de l'enfouissement pour les déchets les plus dangereux, soit de haute activité et à vie longue, ce qui représente près de 92 % de la radioactivité totale des déchets français. Cette option est expérimentée à Bure, dans la Meuse, depuis douze ans. Bien que le ministère de l'industrie confirme que des recherches sont encore nécessaires concernant cette solution, faisant fi du principe de précaution, la loi instaure d'ores et déjà un calendrier : 2015 pour le choix du lieu, et 2025 pour sa mise en exploitation. Ce centre d'enfouissement devrait alors rester accessible durant un à trois siècles pour, le cas échéant, récupérer les déchets.
Cette option est largement critiquée par les anti-nucléaires qui voient dans l'enfouissage une alternative dangereuse, voire criminelle, pour les générations futures.
Cécile Fargue
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