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17-04-2006

Trajet en avion : une taxe verte, volontaire, pour la planète


Afin de compenser les rejets de CO2 que les déplacements aériens provoquent, les Norvégiens, usagers des transports aériens, sont désormais invités à payer une 'taxe' volontaire sur leurs billets d’avion.

Partant du principe que les trajets aériens sont d’importants émetteurs de gaz à effet de serre, dont il semble difficile de se passer aujourd’hui, l’idée est de permettre aux voyageurs de s’acquitter d’un montant correspondant au CO2 que leur trajet va générer. A l’origine de l’opération, l’organisation environnementale 'Framtiden i vaare hender' ('Le futur dans nos mains', N.D.L.R.) a adapté à la Norvège des propositions équivalentes, déjà existantes en Suisse, aux Etats-Unis, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Au travers de l’argent collecté, l’association entend utiliser cette 'taxe verte', qui est en fait une collecte de fonds, à couvrir les coûts nécessaires à une réduction équivalente d’émissions de CO2 dans un pays en voie de développement (Inde, Burkina Faso, Afrique du Sud, Costa Rica) par le biais de financement de projets 'propres'.
Les usagers peuvent s’acquitter de cette 'taxe verte' directement sur un  site internet  où un 'calculateur de CO2' détermine le juste montant. Ainsi, pour un aller-retour sur une ligne intérieure la taxe s’élève à 1,60 €, tandis qu’un Oslo Bruxelles coûtera 18,30 € et aller/retour Paris New-York s’élèvera à 56,17 €.
Toutefois, le calcul de CO2 apparaît assez large, ainsi pour ce dernier trajet, la  quantité de CO2 calculée par l’IFEN en 2004 est 2 fois inférieure, avec une tonne  au lieu des 2,2 tonnes proposées par l’association, dans des conditions de vol vraisemblablement différentes.

Actuellement, l’aviation commerciale est responsable de 2,5 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) dues aux activités humaines, soit 550 millions de tonnes par an. Au CO2, il convient d’ajouter également les oxydes d’azote (NOx) qui agissent rapidement et ont un impact sur l’effet de serre à la fois réchauffant, par la formation d’ozone troposphérique (O3), et refroidissant, par la dégradation du méthane (CH4). Pour clore ce tableau, la vapeur d’eau (H2O) émise en altitude contribue directement et surtout indirectement, par la formation de traînées et de cirrus, à l’effet de serre.
Pascal Farcy


 
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