|
|
28-10-2006 |
Quelle place pour les ours Pyrénéens ? |
Décidément, dans les Pyrénées, la vie des ours réintroduits cette année n’est pas un long fleuve tranquille. Sur les 5 ours réintroduits, la femelle Palouma est morte accidentellement d’une chute, en août, et 2 autres se sont déplacés dans des endroits où leur présence n’est pas souhaitée…
Ainsi, un peu plus d’un mois après son lâcher, s’étant installé en Ariège, l’ours Balou a été à nouveau capturé pour être équipé d’un nouveau collier GPS de suivi, avant d’être relâché en Haute Garonne. Aujourd’hui, c’est au tour de l’ourse Sarousse. Introduite fin août, elle semble toujours à la recherche d’un territoire avec des déplacements réguliers dans une zone où elle n’était pas attendue. Située dans l’Ouest ariégeois, elle devrait donc être capturée pour être relâchée en haute montagne, à distance des populations. A cette occasion, elle héritera du collier GPS de Palouma.
Pour ces captures, 2 techniques sont utilisées : le collet à patte, durant la nuit, et les fusils hypodermiques pour une anesthésie immédiate, en journée.
En Slovénie, leur lieu d’origine, ces ours vivent en moyenne montagne dans des forêts très denses, peu accidentées. En France, ce type d’espace étant 'colonisé' par l’homme, la place qui leur est dévolue est la haute montagne. Si les précédentes réintroductions montrent que les nouveaux venus s’y acclimatent sans problème particulier, l’interventionnisme des autorités est révélateur de la volonté de les cantonner en un lieu précis. Or, on ne peut 'assigner à résidence' un animal sauvage dit en 'liberté', et ces ours bohèmes posent plus que jamais la question du degré de nature que nous sommes prêts à accepter dans nos sociétés modernes.
Ceci dit, il ne reste qu’à espérer que ces animaux, qui n’ont rien demandé à personne, trouvent leur place et puissent retrouver la quiétude auquel ils aspirent…
Pascal Farcy
| Partager cette actualité sur ==> |
|
|
|
|
|