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05-02-2007

Grippe aviaire : la Grande-Bretagne touchée par le H5N1


Après la Hongrie, c’est au tour de la Grande-Bretagne de détecter le virus de la grippe aviaire sur son territoire. Samedi, les autorités britanniques ont fait savoir qu’un élevage de 160 000 dindes situé dans le Suffolk (Sud-Est de l’Angleterre) était contaminé par le virus de la grippe aviaire H5N1. Des tests ont d’ores et déjà confirmé qu’il s’agissait bien de la même souche du virus qui sévit en Asie. L’ensemble des volailles de l’élevage devrait être abattu par gazage d’ici ce soir, avant d’être incinéré. Conformément aux obligations européennes, une zone de protection stricte de 3 kilomètres a été mise en place autour du site, en complément d’une zone de surveillance de 2 000 km2, limitant les déplacements de volailles.
C’est dans un des 22 hangars 'poulailler', que compte l’élevage industriel contaminé, qu’un taux de mortalité anormalement élevé a été repéré mercredi (2 500 dindes y seraient mortes du virus). Une journée après, l’analyse a permis d’identifier le virus de la grippe aviaire et de prévenir les autorités.

En France, alors que les mesures de surveillance de la faune sauvage et des élevages sont toujours en œuvre, la présence du virus H5N1 n'a pas été décelée sur le territoire. Toutefois, suite à cette contamination d’un élevage anglais, le ministère de l’agriculture a demandé une nouvelle évaluation de la situation et du niveau de risque dans l’hexagone, tout en rappelant que l’alimentation et l’abreuvement des oiseaux domestiques doivent toujours être protégés de tout contact avec la faune sauvage.

Néanmoins, contrairement à ce que pourraient laisser penser les 2 mesures précitées, un élevage industriel confiné est un lieu de développement idéal pour les virus, même si pour d’évidentes questions économiques ce n’est pas le discours que tiennent les autorités. En effet, dès lors que ce type d’élevage à haute densité de volailles est touché, le virus se trouve dans des conditions idéales pour se reproduire, l’infection peut se propager très rapidement entre unités, rendant beaucoup plus difficile le confinement des énormes quantités de virus produites.
Par ailleurs, confiner totalement un élevage tient de la gageure. Pour un véritable confinement, il faudrait, en plus de l’unité d’élevage, divers lieux clos et spécialisés, directement accolés à la zone d’élevage (stockage de la litière propre et de l’alimentation, traitement de la litière sale, traitement des eaux usées, zone d’abattage, espace de stockage de l’ensemble des matériels et matériaux nécessaires à la production, désinfection stricte des entrées et sorties du personnel, etc.). En outre, la fourniture de l’élevage en œufs et poussins provenant de l’extérieur, pose un réel problème de traçabilité qui reste à résoudre.

Ce type d’élevage industriel est également à l’origine de la quasi-totalité des échanges commerciaux internationaux et l’arrivée du virus H5N1 en Afrique semble étroitement liée à ces échanges… Dans le cas du Nigéria, l’année dernière, le virus est apparu d’emblée dans de grands élevages, pour la plupart approvisionnés de manière non-contrôlée en œufs provenant de Turquie et en poussins provenant de Chine, et situés à distance des concentrations d’oiseaux migrateurs…
Toujours au Nigéria, cette année, les autorités ont annoncé le décès d’une jeune femme de 22 ans de Lagos. Décédée le 16 janvier, sa contamination par le virus H5N1 a été confirmée. A l’inverse, pour sa mère qui est morte le 4 janvier, de symptômes similaires, aucune analyse n’a été menée, laissant planer le doute d’une contamination interhumaine, jusqu’à présent rarissime, mais hélas possible.

La crainte de l’effondrement du marché de la volaille est importante. Ici et là les déclarations se veulent toutes plus rassurantes les unes que les autres. L’OMS rappelle à ce sujet que la consommation de viandes de volailles est sans danger dès lors qu’elles sont cuites de façon à ce que la température atteigne au moins 70 °C en toute part, durant un minimum de 5 minutes et qu’il ne reste aucune chair rosée. En effet, à ce jour aucune donnée épidémiologique n’a mis en avant la contamination d’une personne par le virus H5N1 après avoir consommé des volailles ou des œufs suffisamment cuits. Le plus grand risque d’exposition survient au moment de la manipulation de volailles infectées, vivantes ou mortes, et de l’abattage.
Pascal Farcy

Voir notre dossier spécial Grippe aviaire H5N1

 
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