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08-02-2007 |
Le bio peine à se faire une place dans la restauration collective |
Souvent taxée de proposer une alimentation passable, tant du point de vue gustatif que nutritif, la restauration collective (cantines scolaires, d’entreprises, etc.) se met au bio depuis quelques années et avec un réel succès : 1,5 million de repas intégrant des produits bio servis en 2002 contre 300 000 en 1999.
Aujourd’hui, cette tendance ne fléchit pas puisque de plus en plus de communes, de départements et de régions décident d’introduire des produits bio dans la restauration scolaire. Ainsi, en 2005, selon la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, 700 000 repas 100 % bio et près de 2 millions de repas comprenant des ingrédients bio ont été servis en restauration scolaire.
Toutefois, il convient de relativiser grandement ces chiffres quand on sait qu'environ 4500 millions de repas sont servis dans le même temps par l'ensemble de la restauration collective, soit une part de marché atteignant 0,015% pour les repas bio...
Cela dit, malgré la faiblesse des chiffres, la filière bio s'organise pour répondre aux attentes de ce nouveau marché. En plus de l’approvisionnement direct auprès des producteurs, des sociétés spécialisées, agissant à l’échelle nationale, se sont développées au cours de ces dernières années pour répondre à la demande. Enfin, certaines sociétés de restauration collective ont introduit des produits bio dans leur gamme pour répondre à la demande de certaines collectivités.
Le talon d’Achille du bio reste son prix plus élevé… face aux budgets limités des collectivités. Mais pour les cantines, le fait d’introduire le 'bio' dans les menus ne s’arrête pas à la simple alimentation. Cette démarche est très souvent accompagnée d’actions pédagogiques pour sensibiliser à l’importance d’une alimentation équilibrée comprenant en particulier des produits frais, de saison et de proximité dans la mesure du possible.
Cécile Fargue Photo © CE/De Haan
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