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22-02-2007

Un nouveau procédé quantifie la fonte de l’Himalaya


A l’image de la quasi-totalité des glaciers étudiés de par le monde, ceux de la chaîne de l’Himalaya, à l’origine des 7 plus grands fleuves de l’Asie, sont aussi victimes du réchauffement climatique. Néanmoins, jusqu'à présent, l’ampleur de leur fonte restait difficile à estimer faute d’avoir accès à des relevés topographiques précis (secret défense oblige, pour cette zone frontalière entre l’Inde, le Pakistan et la Chine), ainsi qu’en raison du grand nombre de glaciers, de leur difficulté d’accès et de l’étendue de l’Himalaya.
Pour estimer la fonte de ces quelque 33 000 km2 de glaciers, des chercheurs Français ont contourné ces difficultés en recourant pour la première fois à un procédé qui consiste à déterminer, puis comparer, la topographie de la surface des glaciers obtenue à quelques années d’intervalle grâce à l’imagerie satellitaire.

Plus précisément, les chercheurs de l’IRD (1) et du CNRS (2) ont comparé les topographies, réalisées en février 2000 et en novembre 2004, d’une zone de 915 km2 de la chaîne himalayenne. Le résultat est sans appel ; les analyses montrent un net recul des plus grands glaciers dont les langues terminales descendent le plus bas (environ 4 000 m), avec une diminution de 8 à 10 m de leur épaisseur au-dessous de 4 400 m. Au-delà, entre 4400 et 5000 m, la fonte de la glace atteint 4 à 7 m pour passer à 2 m au-dessus de cette altitude. En conséquence, la fonte enregistrée sur la zone étudiée, correspondrait à une perte de 3,9 km3 d’eau en 5 ans, pour une diminution moyenne de 0,85 m/an.

Bien qu’encore expérimentale, la pertinence des résultats de cette technique a été validée une première fois dans les Alpes, puis, dans l’Himalaya, en comparant les données satellitaires aux relevés de terrain effectués entre 2002 et 2004, par l’unité Great Ice et ses partenaires indiens, sur le petit glacier Chhota Shigri d’une superficie de 15 km2.
Au regard des résultats obtenus, la démarche va être élargie à d’autres zones de l’Himalaya, afin de préciser l’évolution des glaciers d’une région qui constituent une source d’eau dont dépendent des dizaines de millions de personnes.
Alex Belvoit

1- Institut de recherche pour le développement
2- Centre national de la recherche scientifique (unités Great Ice et Legos).


 
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