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27-02-2007

Girafes, hippopotames et rhinocéros pourraient bientôt être interdits dans les cirques


Selon un recensement officiel en février 2004, les cirques français hébergeaient 1 222 animaux sauvages dont 30 éléphants, 505 félins, 42 ours, 95 singes et 131 serpents. Ces établissements qui présentent des animaux sauvages doivent être titulaires d’une autorisation qui définit leur fonctionnement au regard de la réglementation en vigueur, des espèces détenues et des spectacles présentés. En outre, cette autorisation est conditionnée à la présence au sein du cirque d’au minimum une personne titulaire d’un certificat de capacité pour chacune des espèces sauvages détenues (visant à la connaissance des besoins des animaux, des moyens de les satisfaire et du respect des règles de sécurité).


Les dresseurs d’éléphants utilisent des 'pics' pour se faire obéir (instruments métalliques pointus pour donner des coups et piquer dans les zones sensibles).

Or, bien que minimaliste au regard des besoins des animaux sauvages en terme d’espace, de vie sociale et autres, la législation actuelle est appliquée de manière aléatoire face à des établissements au mode de fonctionnement souvent opaque. Ainsi, alors que One Voice, une association qui œuvre pour les droits des animaux, a recensé environ 170 cirques traditionnels au cours d’une enquête menée en 2000 et 2001, selon le ministère de la Culture, seuls 20 établissements sont officiellement déclarés. L’immense majorité des itinérants échappe donc à tout contrôle, avec des déplacements incessants, y compris hors des frontières, et des changements fréquents d’appellation.
Cet état de non-droit concourt à de nombreux accidents relayés ici et là dans la presse locale. De même, au cours des rares inspections des services vétérinaires, des dérives plus ou moins graves dans la détention et le dressage des animaux sont fréquemment mises en avant.

Aujourd’hui, afin de trouver un compromis entre les professionnels et les associations de protection des animaux, le ministère de l’écologie travaille pour tenter d’assainir la situation. Si l’interdiction des animaux dans les cirques, comme en Autriche (1), n’est pas pour tout de suite, Nelly Olin, la ministre de l’écologie, envisage toutefois d’y proscrire la présence des girafes, hippopotames et rhinocéros, estimant que leur présence nécessite des conditions difficiles à réunir. D’autre part, pour pallier au manque de transparence, N. Olin se prononce pour que les animaux soient tous marqués (par tatouage, transpondeur électronique ou bague, suivant les espèces) ce qui permettrait de pouvoir les suivre tout au long de leur vie et d’espérer améliorer leur condition de détention.
Alex Belvoit

1- Le 1er janvier 2005, l’Autriche a adopté une loi qui interdit aux cirques de détenir des animaux sauvages.

 
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