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27-02-2007

Les éléphants sur la sellette avec un trafic de l’ivoire qui explose


En dépit de son interdiction de commerce depuis 1989, l’ivoire reste une matière recherchée. En une année, les services des douanes en ont saisi 23 tonnes, auxquelles il convient d’ajouter 91 défenses. Or, selon les estimations actuelles des douanes, moins de 10 % des produits de contrebande (armes, drogues, etc.) sont interceptés. Sur ce principe, et sachant qu’une paire de défenses d’éléphant pèse en moyenne 10 kg, le trafic d’ivoire de l’année passée correspondrait à 23 000 pachydermes tués pour leur ivoire, un chiffre à comparer aux 600 000 éléphants que compte l’Afrique aujourd’hui (1,3 million en 1979…).

Si la perte d’habitat est une des causes du déclin des éléphants, la principale menace qui pèse sur leurs populations est liée au braconnage et à l’existence de réseaux de contrebande bien structurés, visant à alimenter un marché asiatique où les prix de l’ivoire atteignent des sommets (Chine et Japon essentiellement). Face à cela, les autorités peinent à faire respecter l’embargo sur le commerce de l’ivoire, l’identification des braconniers et des réseaux de distribution restant illusoires dans des pays où les moyens de police sont quasiment inexistants.

Toutefois, hier, la publication d’analyses ADN effectuées sur une cargaison de 6,5 tonnes d’ivoire saisies en 2002, à Singapour, pourrait permettre d’identifier avec plus de facilité les réseaux de contrebande. Avec une certitude proche de 100 %, des chercheurs de l’Académie des sciences des USA (PNAS) ont révélé que l’ivoire saisi provenait d’éléphants des savanes (Loxodonta africana africana), essentiellement originaires de Zambie.
Cette affirmation réfute les soupçons initiaux des autorités, selon lesquelles l’ivoire provenait de multiples origines. De même, le nombre de 135 d’éléphants tués illégalement en Zambie au cours des 10 dernières années, apparaît dès lors dénoué de toute crédibilité dans un pays qui dispose de très peu de moyens de surveillance.
Pascal Farcy

1- Les séquences d'ADN recueillies ont été comparées à une base de données génétique réalisée il y a 2 ans, sur les fientes d'éléphants de 23 pays africains différents.

 
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