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23-10-2007 |
L'enfouissement des déchets est aussi nocif que l'incinération |
Il y a principalement 3 techniques de 'gestion' des déchets : l'enfouissement, l'incinération et les traitements biologiques (compostage, méthanisation). Bien que l'incinération soit de très loin la technique la plus contestée par les associations de protection de l'environnement et/ou de la santé, l'enfouissement est également très nocif et n'a, au final, rien à 'envier' aux incinérateurs. Au-delà de leur nuisance olfactive et de la totale absence de valorisation des déchets qu’ils impliquent, les sites d’enfouissement méritent en effet que l’on s’y attarde avec un impact sur le changement climatique et la pollution des eaux. Pourcentage des différents procédés mis en œuvre pour les déchets municipaux
Les centres d'enfouissement stockant les déchets sous terre, dans un milieu quasiment dépourvu d’oxygène, c’est la seule décomposition des détritus d’origine organique (1) qui produit les biogaz qui émanent de toutes ces installations. Mais ici, à l’inverse des centres de méthanisation conçus pour produire de l’énergie à partir des gaz produits par la fermentation des déchets, les émanations de gaz sont perdues et généralement détruites par combustion. Or, 450 grammes de matières organiques dans un dépotoir suffisent à produire 3 m3 de biogaz dans lequel on trouve principalement du méthane, 21 fois supérieur au CO2 en matière d’effet de serre.
D'autre part, dans les sites d’enfouissement, l’eau que contiennent les déchets organiques s’écoule progressivement, entraînant avec elle les composés minéraux, organiques et chimiques de tous les détritus qui se trouvent dans la décharge. A ce “jus”, s’ajoutent les intempéries qui, en s’infiltrant, viennent grossir le volume de ce cocktail. L’étanchéité de ce genre d’installation étant impossible à obtenir sur des dizaines d’années, ce liquide, que les spécialistes dénomment le lixiviat, peut s’infiltrer dans les nappes phréatiques et les rivières alentour, et les contaminer durablement. Dernier point, ces décharges où finissent nombre de matières nutritives, attirent les rats et certains oiseaux, contribuant à une possible transmission de virus à d’autres êtres vivants, dont l’homme.
La solution à ces problèmes est pourtant simple et tient à la mise en œuvre du compostage par les particuliers ou une collecte sélective des déchets organiques pour leur traitement par méthanisation.
Pascal Farcy 1- La “matière organique” provient de ce qui est vivant, qu’il s’agisse d’animal ou de végétal. Dans le cadre qui nous intéresse, il s’agit le plus souvent de reste de cuisine (épluchures, aliments non-consommés, etc.) et de déchets dit “Vert”, à savoir ceux du jardin.
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