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20-03-2009 |
EDF fait du lobbying anti-éolien au Royaume-Uni |
EDF s'est porté acquéreur de son homologue britannique à la fin de l'année 2008. Ce faisant, le géant électrique français a pris pied dans un pays où la production d'électricité est essentiellement assurée par des centrales au gaz (40%), au charbon (33 %) et nucléaires (20%). Or, la composition de ce mixte énergétique n'est pas pour aider la Grande-Bretagne à remplir ses objectifs en terme d'émission de CO2, ni à parvenir à une relative indépendance en matière d'électricité (1). Face à cette situation, et s'appuyant sur le premier gisement éolien d'Europe, le gouvernement britannique s'est donné comme objectif de parvenir à 35 % d’électricité produite à partir de sources renouvelables d’ici à 2020, tout en développant la part du nucléaire. C'est ainsi que EDF prévoit de construire 2 à 4 EPR au Royaume-Uni.
Néanmoins, il faut croire que ce n'est pas suffisant, puisque dans le cadre d’une consultation nationale sur les renouvelables, EDF et l’électricien allemand E.ON se sont attaqués à l'objectif ambitieux d'énergies renouvelables du gouvernement britannique. En effet, les deux électriciens considèrent qu'un développement massif d'une production intermittente nécessitera la construction d'une capacité quasiment équivalente de centrales thermiques (gaz, charbon ou fuel) pour palier les périodes de non-production. Un représentant d'E.on, qui exploite des parcs éoliens outre-manche, argumente à ce sujet en soulignant que pendant la vague de froid de janvier dernier, certains sites éoliens étaient à moins de 10% de leur capacité de production, quand la demande d'électricité était à son maximum... En conséquence, les deux groupes se prononcent pour un seuil maximal de 25 % d'énergie renouvelable dans le mix national.
Pascal Farcy 1- En 2007, sur les 92 Milliards de M3 de gaz consommés, le Royaume-Uni en a produit 72 milliards (une valeur en fort déclin depuis 2000, ou elle a atteind son maximum avec 108,4 milliards de M3). La situation en matière de charbon est encore moins favorable avec la consommation de 42 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) en 2007, pour une production de 10 millions de tep.
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