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09-02-2007

Grippe aviaire : 20 % de chats infectés en Indonésie


Selon une étude menée en Indonésie, un chat sur 5 aurait contracté le virus de la grippe aviaire H5N1 et y aurait survécu. Aussi, principe de précaution oblige, dans les zones où a été détecté le virus chez les volailles ou les oiseaux sauvages, la FAO (organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) recommande de garder les chats à bonne distance des oiseaux infectés. Par ailleurs, pour l’organisation, dans ces régions, les chats vivant à proximité d’élevages, devraient être confinés jusqu’à la disparition du danger.
Toutefois, la FAO déconseille d’abattre les chats en guise de mesure de lutte contre le virus, car rien ne laisse supposer la transmission persistante du virus par les chats. Leur élimination pourrait au contraire favoriser la prolifération de rongeurs comme les rats, ennemis des cultures et pouvant transmettre des maladies à l’homme.

La mise en évidence de l’infection des chats est due à Chairul Anwar Nidorn, de l’Université indonésienne de Airlangga, qui a prélevé des échantillons sanguins sur près de 500 félins qui se nourrissent dans les décharges à proximité des marchés de volaille à Java et Sumatra, où des foyers de H5N1 ont récemment éclaté. Si 20 % des chats possédaient des anticorps du H5N1, cela ne signifie pas pour autant qu’ils étaient porteurs du virus, mais qu’ils avaient été infectés à un moment ou à un autre, en consommant vraisemblablement des oiseaux malades. Néanmoins, selon le chercheur, un grand nombre de chats ayant aussi été retrouvés morts, le pourcentage d’animaux infectés pourrait être beaucoup plus élevé.

Avec une évidente volonté de ne pas dramatiser, Peter Roeder, expert en santé animale à la FAO, qualifie l’étude de plutôt encourageante en notant que ce pourcentage suggérerait '…qu’il est peu probable que les chats constituent un réservoir d’infection, mais plutôt un hôte final du virus H5N1'. A l’inverse, pour Alexandre Müller, sous-directeur général de la FAO, 'Cela soulève quelques préoccupations, non seulement parce que les chats pourraient servir de vecteurs intermédiaires dans la propagation interespèces du H5N1, mais aussi parce que la croissance de celui-ci chez les chats pourrait favoriser son adaptation en une souche infectieuse pouvant déclencher une pandémie grippale'.
Malgré cette diversité d'opinions, l’infection chez les chats pourrait être un signal d’alarme précoce et la FAO recommande à ce titre que leur observation fasse désormais partie des systèmes de surveillance dans les zones affectées.

Même si ce n’est pas la première fois que des chats contractent le virus H5N1, des cas ont déjà été enregistrés en Thaïlande, Irak, Fédération de Russie, dans l’Union européenne (Allemagne…) et en Turquie, cette étude est une preuve supplémentaire des possibilités d’adaptation du virus de la grippe aviaire aux mammifères. Rappelons que c’est le porc, proche de l’homme d’un point de vue génétique, qui est suspecté d’avoir transmis la souche définitive de la grippe espagnole à l’homme, au début du XXe siècle.
Cela dit, inutile de diaboliser les chats, car si comme l’homme ils peuvent contracter le virus de la grippe aviaire, aucune preuve scientifique ne suggère de transmission du chat à l’homme et inversement.
Pascal Farcy

Voir notre dossier spécial Grippe aviaire H5N1

 
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