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12-02-2007

Monsanto à l'origine d'un des sites les plus pollués de Grande-Bretagne


Selon un rapport officiel de l'agence de l'environnement britannique, des tonnes de déchets hautement toxiques ont été déversés dans une carrière du Pays de Galles, dans les années 60 et 70, faisant du site de Brofiscin, sur la commune de Groesfaen dans la banlieue de Cardiff, un des endroits les plus pollués de Grande-Bretagne.
Cité ce lundi, par le quotidien anglais The Guardian, le rapport pointerait la présence de 67 produits chimiques, dont des dérivés de l'agent orange (un herbicide, utilisé par les Américains, pour défolier les forêts durant la guerre du Vietnam), fabriqués par le géant américain de l'agrochimie Monsanto.

A l'époque, Douglas Gowan, un consultant en matière de pollution, aurait été le premier à alerter les autorités et à étudier l'emplacement attentivement, de 1969 à 1973, suite à la mort et aux malformations à la naissance de plusieurs bovins. Avec son équipe, il aurait été le témoin du déversement de déchets provenant de plusieurs sociétés, dont Monsanto, de jour comme de nuit, directement dans la carrière non-imperméabilisée. Selon lui, malgré plusieurs rapports sur la pollution du site, les autorités n’ont rien fait. Elles auraient même, alors que Monsanto stoppait la production de PCB aux Etats-Unis en 1971, autorisé l'entreprise à continuer d'en produire au Pays de Galles, jusqu'en 1977.

De son côté, Monsanto déclare que les sous-traitants en charge des déchets étaient avertis de leur toxicité. Un fait plausible au regard de certaines notes internes de la compagnie qui démontrent que la firme connaissait la nocivité de ses produits et des possibilités d'accumulation dans le lait maternel, les fleuves, les plantes et la faune. En outre, on peut lire dans un rapport confidentiel interne de Monsanto, en 1968, les différentes options envisageables : '...les pressions publiques et légales visant à éliminer et prévenir la contamination sont inévitables ... Nous ne pourrons probablement pas les enrayer ... Nous pouvons ne rien dire et ne rien faire ; créer un écran de fumée ; fermer immédiatement l'usine ; réagir de façon responsable, admettre les preuves de la contamination environnementale...'

Aujourd'hui, près de 40 ans après, l'agence de l'environnement britannique annonce enfin l'ouverture d'une enquête officielle sur le sujet, quand 1,2 million d'euros ont déjà été dépensé afin d'en savoir plus sur la teneur des déchets et les risques en terme de contamination. L'enquête achevée, il restera à trouver les 150 millions d'euros nécessaires à la dépollution du site...
Alex Belvoit


 
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