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27-03-2008 |
L’Ile-de-France confrontée à des processions de chenilles agressives |
La fin du printemps signe pour bien des espèces la fin de l’hibernation. On ne se réjouira pourtant pas du réveil des chenilles dites « chenilles processionnaires du pin ». En se nourrissant d’aiguilles de pin, elles entraînent une défoliation (1) de l’arbre attaqué. En cas d’invasion massive, elles peuvent même considérablement affaiblir leur hôte, interrompant le cycle de croissance de l’arbre et favorisant la venue d’autres parasites. Elle doit son surnom à son mode de déplacement, qui consiste à évoluer en file indienne. En effet, à l’arrivée du printemps, les chenilles quittent leurs nids, situés aux extrémités des branches, et gagnent le sol pour trouver refuge dans un trou le temps d’atteindre leur stade final d’évolution.
Transformé en papillon nocturne, l’insecte aura à l’instar de ses semblables vivant la nuit une durée de vie très courte. Ne s’alimentant pas, il se consacrera exclusivement au renouvellement de l’espèce, déposant à son tour ses œufs sur les rameaux des arbres.
Mais, la Thaumetopoea pityocampa, sous sa forme larvaire, ne s’en prend pas seulement à la flore. Dotée de poils urticants, elle peut provoquer chez l’homme, ainsi que chez certains animaux domestiques, des démangeaisons, des réactions allergiques, voire des problèmes ophtalmologiques et respiratoires.
On possède malheureusement peu de moyens de défense pour freiner la prolifération de ces larves. Si la surface infestée est relativement restreinte, la destruction des nids et des pontes peut être suffisante. Des traitements chimiques existent, mais leur pulvérisation causerait des ravages similaires à ceux générés par les pesticides.
Déjà bien implantée sur le territoire français, notamment dans les vallées de la Loire et du Cher, le Massif central, le Jura et les Alpes, la processionnaire du pin envahit désormais la région Ile-de-France. Cette propagation, qui prend des proportions préoccupantes, devrait encore s’accentuer à l’avenir sous l’effet de la hausse globale des températures.
Cécile Cassier 1- La défoliation désigne la perte des feuilles d’un arbre.
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..... Ils ont réagi .....tseparis : prédateur naturel ? ces chenilles n'ont-elles pas un ou des prédateurs naturels, des oiseaux par exemple ... ou les avons-nous déjà tués eux aussi ?... ----------- dawad : Je vais peut-être dire une ânerie mais qui dit éclairage : dit papillon de nuit. L'excès d'éclairages publics n'a-t-il pas d'influence sur l'évolution de cette espèce ? ----------- simon34 : lutter ou ne pas lutter ? Le cycle de la processionnaire présente naturellement des années de pullulations (comme d'autres papillons) dont la fréquence varie selon les régions. Leur déterminisme est essentiellement climatique ... Suite ----------- simon34 : BT = toxique Le BT dit produit "bio" n'a de bio que la bactérie mais celle-ci produit une toxine insecticide qui non seulement est non ciblée (tous les insectes sont menacés) et présente des risques d'accumulation... Suite ----------- Voir l'ensemble des 6 avis
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